Les métiers

La mytiliculture

Est un terme générique de la culture des moules, vient du nom latin mytilus.
Depuis 1958 et grâce à Roger et Paul Salardaine notre famille à pu de génération en génération développer notre passion pour la culture des moules de bouchot en baie du Mont-Saint-Michel.

La moule de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel

C’ est le seul produit de la mer à avoir décroché l’Appellation d’Origine Controlée, en juin 2006.
A ce jour, la production annuelle est estimée à 10 000 tonnes.

Les très jeunes moules sont captées au printemps sur des cordages en fibre de coco sur les côtes charentaises et vendéennes, puis sont placées en baie pour une phase de prégrossissement et finalement enroulées sur bouchots. Ce sont des pieux enfoncés dans l’estran sur lesquels sont fixées les moules.
Elles sont récoltées un an à 18 mois plus tard. La récolte s’effectue à l’aide d’un bateau amphibie spécialement adapté aux conditions de la baie.

L’ostréiculture

Vient du nom latin ostrea (huître) et colere (cultiver)
La récolte des huîtres est une activité très ancienne. Le site de Cancale est réputé pour cette production.
Autrefois, c’est à l’aide des célèbres bisquines qu’étaient pêchées en très grande quantité les huîtres de Cancale, engendrant une activité intense sur le port de la Houle à Cancale et de Granville. Durant l’entre deux guerres, une surexploitation du gisement naturel d’huîtres sauvages aboutira à sa destruction nécessitant la construction de parcs à huîtres.

Dans les années 50, l’arrivée de nouvelles espèces d’huîtres va relancer la production.
L’huître indigène de la baie du Mont-Saint-Michel est l’huître plate ou « Pied de cheval ». Surexploitée et affectée par des épidémies, sa production a failli disparaître. C’est un élevage en eau profonde sur des parcs qui ne se découvrent pas à marée basse qui a permis de sauver cette production.
L’autre huître de la Baie est l’huître creuse. Sa production s’effectue sur des parcs qui se découvrent à marée basse. Aujourd’hui l’huître japonaise est élevée en Baie pour sa résistance aux épidémies.
Environ 3 500 tonnes d’huîtres creuses sont produites dans la Baie par an et 1 000 tonnes d’huîtres plates.